14 déc. 2011

Sans queue ni tête… (texte)


Quand ils ouvrirent les yeux, ils se sentirent un peu vaseux, le voyage avait une nouvelle fois été rapide mais fatiguant. Ils étaient assis sur un sol terreux et caillouteux, l’air était doux et chaud sur leur visage. Une légère brise soulevait leurs cheveux déjà en bataille. Leurs yeux se portèrent immédiatement sur l’objet de leur voyage. Ils se levèrent, réajustèrent leurs vêtements, puis se dirigèrent vers le centre-ville de l’immense cité qui se déployait en hauteur devant eux.
Après avoir marché pendant une bonne heure, ils faisaient maintenant les cents pas en cherchant leur chemin. Ils tournaient en long et en large sur de petits sentiers sur lesquels aucune sentinelle de la cité ne pourrait les sanctionner : n’étaient-ils pas des sans-papiers dans ce monde étrange et parallèle ?
Heureusement, dans leur sac, ils avaient leur sandwich, une bouteille de sangria et ils avaient surtout le sentiment d’être capable de garder leur sang-froid quelle que soit l’issue de cette aventure. N’avaient-ils pas été choisis pour cette mission après cents heures, au moins, d’un entrainement spécifique et adapté à cette situation !
Enfin, ils abordèrent des routes pavées et croisèrent quelques passants, tous avec l’air absent, les yeux dans le vague, le pas rapide, au teint de cendre. Ils portaient des vêtements uniformes de couleur beige avec des bandes horizontales noires : pantalon et veste courte pour les hommes, jupe et veste longue pour les femmes. Ils n’osèrent pas les aborder ayant la nette sensation qu’ils ne seraient pas compris. Et puis, ces gens leur semblaient impuissants, complètement absents.
«  — Mais pourquoi vont-ils à cent à l’heure ? Où courent-ils ainsi ? Ils s’usent la santé ! Et que leur offre ce monde sans couleur ? Il faudrait mettre cette ville à feu et à sang pour lui redonner un souffle de vie.
— Tu ne vas pas encore verser un flot de sanglot ? dit-elle en bondissant légèrement vers un petit sanctuaire. Tu ne peux pas t’apitoyer sur ces misérables, ils n’ont qu’à réagir !
— Non, tu as raison, ce serait vraiment indécent, je préfère les ignorer et me recentrer sur ces bâtiment luminescents, lui répond-il, soudain plus sensible à l’architecture qui s’élevait au-dessus de lui.
— Oui, allons visiter ces rues, nous sommes plus légers ici, nous nous déplacerons rapidement, il faut s’enrichir de tout ce que nous voyons avant de repartir, nous sommes attendus à Halocity afin d’ériger au mieux notre nouvelle cité sans que les architectes ne remettent à cent fois leur ouvrage.
— Nous sommes pourtant à cent lieux de nos aspirations tout de même dans ce monde, ne crois-tu pas ? Je ne pense pas qu’il soit décent de vivre dans de telles tours verticales de plus de cent étages, aux innombrables et minuscules ouvertures, dans ce décor de béton et de verre.
—  Tu as raison ! C’en ai assez ! Rentrons ! »

                                                                                   13 et 14 décembre 2011
                                                                                                    Mimet - Auriol

30 nov. 2011

Balade au jardin Baudauvin à La Valette








Découverte des fruits et fruits exotiques en juin 2011...

Crayon gris

Un de mes rares dessins...


Une vie (texte)

Ma vie est faite de petits moments
Mis bout à bout au fil du temps.
Un collier d'attitudes, de certitudes,
composé également de perles de solitude,
De frêles instants de bonheur
Et de notes de douleurs,
Succession de douceurs
Aux mille et intenses couleurs.
Parfois quelques sombres pensées
Et beaucoup de sourires éclatants de santé.


Novembre 2011

Remettre les compteurs à zéro... (texte)

Lecture un peu particulière de ce texte atypique...

attention aux effets tourbillons...

 





Texte écrit dans le cadre d'un atelier d'écriture à Mimet en novembre 2011.

28 nov. 2011

Architecture


Trapèzes, rectangles, triangles... Architecture et géométrie étroitement liées pour que l'imagination des hommes se développe et crée de tels édifices...