15 nov. 2015

Macrophotographie

 Pâquerette

 Mouche

Araignée

Pissenlit

 Pâquerette


 Carotte sauvage

Le pont

Coucher de soleil dans la rade de Toulon, à La Seyne sur Mer, le 14 novembre 2015. (Var)
Pont transbordeur transformé en plate-forme panoramique.



11 août 2015

Il était une Foi (Texte)


Il était une Foi

Car rien ne m'empêche de voir le jour naissant
Timide aube rougie et ses beaux cheveux d'or
À l'heure où les rêves sont comme évanescents
Les ombres de la nuit laissent place à l'aurore...


-Laissez-moi me lever et ouvrir de grands yeux
La place s'anime les devantures s'ouvrent
Théâtre de la vie les acteurs entrent en jeu
Quand très tôt le matin le grand ciel se découvre...


Moi j'aime profiter de ces premiers instants
Les yeux encor mi-clos mouvance machinale
Une question de Foi, c'est la vie qui m'attend
Retrouvant cette amante à l'amour matinal...


La place s'anime s'ouvrent les devantures
J'ai Foi dans ces matins...commence l'aventure. 



Texte de Gaël Angeélis 24 / 07 / 15

15 juin 2015

La belle sauterelle (Texte et photo)


Merci à Geneviève Casaburi pour son poème.

Boudrague (masculin)
(Zoologie) Genre d'insecte orthoptère de la région méditerranéenne, grande sauterelle à gros abdomen et aux ailes atrophiées, nom régional des éphippigères: l'éphippigère des vignes (Ephippiger ephippiger), ou porte-selle, est verte, l'éphippigère porte-croix (Ephippiger crucifer), est rayée de brun et s'observe parfois par milliers d'individus, lors des orages d'automne, sur les routes du massif des Maures.
(Wiktionnaire)

L'araignée (Texte et photo)


épeire velours cachée au cœur de la coque des graines d'une asphodèle

Coquelicot (Texte et photo)


Les souliers (Texte et photo)


Photo : les jambes de la chanteuse Ayo, Couleurs urbaines 2014, La Seyneèsur-Mer (Var)

Libellule



Libellule

Aux ailes déployées
Aux mouvements accélérés
Délicat insecte des rivières et marais.

L'Huveaune à Saint-Zacharie dans le Var



Huveaune 
Que les Celtes nommaient Ubelka
De Nans les Pins prend sa source
Pour à Marseille s'évader dans la mer.

Hortensias


Quelques fleurs
Aux douces couleurs
Du blanc au mauve
Pareil à de la guimauve.

14 juin 2015

Le Loriot 2015 (concours poésie de la ville d'Auriol) (Texte)

Prix d'honneur concours du Loriot 2015 


Amitié

Un jour l’amitié vous prend par la main,
Elle peut surgir un soir ou encore un matin
Elle vous chante sa douce musique de mots
Qui vous remuent le cœur jusqu’aux os.

L’amitié vous fait de belles promesses
Elle vous regarde, vous soutient avec tendresse
Elle vous raconte de la vie les rires, parfois les pleurs,
Et dans votre cœur, vous offre ses richesses de bonheurs.

Alors lorsque l’amitié est vraiment solide
Elle vous accompagne dans les coups durs et vous guide,
Elle vous transporte vers des pays où l’on trouve des solutions
Ensemble, sans rien attendre en retour, ni compensation.

Mais un jour l’amitié peut vous abandonner
Alors ce jour, tout se meurt, les regrets
S’invitent et les souvenirs, tel un film, défilent d’emblée
Dans vos yeux, votre cœur, comme les perles d’un collier au fil cassé.

Cependant l’amitié peut aussi se dévoiler
Et de costume changer pour apparaître désormais
Sous le nom d’Amour alors les simples bises en baisers
En douceur ou surprise vont se transformer…

Claudine Mistral
février 2015





L'ensemble des lauréats avec à gauche, l'adjointe à la culture et à droite, mme le maire : Danielle Garcia.
(Je suis troisème en partant de la gauche)

6 avr. 2015

Coucher de soleil sur Gémenos. Provence


Etre tout sucre, tout miel… (texte)



Etre tout sucre, tout miel…

Avec ses joues roses
Elle ressemble à un papillon qui se pose

Avec ses mille pauses
Elle parait comme une poupée qui ose

Avec ses paroles sucrées
Elle embobine son auditoire médusé

Avec ses yeux violets
Elle caresse l’assistance au paradis transporté.

Elle les emberlificote dans des fils de sucre et les enferme dans une douce prison aux sons harmonieux sans qu’ils ne réalisent que ce miel va peu à peu les étouffer, les briser.
Elle est comme un bonbon dont la coque est fruitée, doucereuse à souhait mais qui renferme une surprise amère ou acide lorsque l’entame est avalé.

Avec ses gestes mesurés
Elle tisse sa toile telle une araignée

Avec ses regards félins
Elle les guide délicatement vers ses filins

Avec ses mains de satin
Elle se pare de délicats vêtements pour arriver à ses fins

Avec sa grâce de fée
Elle danse dans la tiédeur des soirs d’été.

Elle les séduit par ses mélopées de sirène moderne, les rend aveugles et sourds, les transportant dans son monde imaginaire et aérien.
Elle est tout sucre, tout miel, fait la sucrée sans jamais casser du sucre sur quiconque, exhibant sa peau de pêche au soleil de la Méditerranée.
Elle est ici et ailleurs, hier et aujourd’hui, unique et multiple, juste une image, une illusion, une coque de bonbon…
Enfin … qui sait…

Claudine Mistral
Mars 2015

22 mars 2015

Le secret (texte)




Tu as un secret
De la folie, tu t’échappes
De la folie, tu cherches à l’horizon
Ce grain de raison, ce phare
Qui, de ta tête, a disparu
Quand elle est partie.


Tu as un secret
Qui te dévore quand tu dors
Qui t’aspire, te brise
Et tes désirs, tu les caresses encore
Comme ses cheveux quand dans tes bras
Elle s’enroulait à l’abri.


Tu as un secret
Tu sais que toujours tu l’aimeras, mais
Tu sais que les hasards de la vie
T’apporteront de nouveaux bonheurs
Quand tu seras prêt
A enfin l’oublier.

Claudine Mistral
Mars 2015

11 févr. 2015

Le sel de ma vie (texte)


Le sel de ma vie
Une liste de ces petits moments qui font le sel de notre vie... et vous quels sont les vôtres ? 



En vrac et sans hiérarchie, j’aime à dire que ce qui apporte du goût à ma vie, les notes salées de mes journées, sans être exhaustive, sont l’amour de ma fille, la tendresse que j’éprouve lorsqu’elle me demande un câlin, le bonheur de pouvoir passer ma main sur ses cheveux quand elle dort ou de la serrer dans mes bras, de caresser sa peau alors que pendant huit mois je l’ai portée en espérant chaque jour ne pas la perdre,
ce sont les yeux pétillants de mes élèves lorsqu’ils ont enfin compris, après maintes explications, la notion que je leur enseigne,
c’est lire pendant des heures, à en sauter un repas, à oublier le temps qui passe, transportée dans un ailleurs aux milles possibles,
c’est de me perdre dans les lumières orangées d’un coucher de soleil sur la mer,
ou encore d’écouter le son de mes pas dans la neige, le doux craquement des cristaux de glace aussi léger qu’un matelas de plume,
c’est de caresser un chat pour entendre son ronronnement, le sentir envahir mon corps et à l’unisson devenir douceur et nonchalance,
c’est de danser jusqu’à perdre le sens de l’équilibre, me laisser bercer par le boum-boum de la musique techno,
c’est de me laisser surprendre par le « vroum-vroum » d’une voiture à pleine vitesse, d’être grisée par le vent tout en ressentent la peur que la vie pourrait m’échapper,
c’est de réaliser comme les minutes sont essentielles, importantes, même lorsque je m’allonge à l’ombre d’un peuplier en été, écoutant le doux murmure des insectes passant de fleur en fleur, écoutant pépier les passereaux, décodant leurs histoires et me laissant submerger par la musique de leurs plumes,
c’est de me laisser transporter par les cordes de David Gilmour pour parcourir des mondes éthériques, glacials puis arpenter les sons frénétiques du rock pour m’envoler vers de nouveaux horizons,
c’est d’entendre le chant provençal Se Canto résonner à Cappella dans le stade Mayol à Toulon, avoir la peau frissonnante et les yeux en rouge et noir,
c’est de mettre la musique dans ma voiture et chanter à tue-tête pour évacuer mes tensions quotidiennes
c’est lire un conte à des enfants et entendre leur souffle retenu dans l’attente de la fin de l’histoire, les yeux en alerte et le sourire aux lèvres…
Les rencontres amicales, amoureuses sont aussi le sel de ma vie, un soutien inespéré lors d’un déménagement, lorsque la solitude vous ronge et vous écrase, lorsque les problèmes vous semble des montagnes à gravir et qu’un sourire éclaire votre journée, qu’une main tendue redessine un sourire sur vos lèvres…
Alors partager un chocolat intense, un verre de vin rouge ou blanc, marcher dans la forêt en discutant ou en faisant des photographies, redécouvrir un pays, même au pas de course pour mes 40 ans, partir enfin à Venise pour matérialiser des images rêvées en souvenirs dans mon cœur est comme un parchemin où chaque lettre serait un bon moment, où chaque ponctuation serait un grain de sel au milieu de l’amertume ou de l’acidité de certains jours afin que la douceur des minutes et des heures partagées transforme ma vie en un plat aux saveurs variées et surprenantes en écrivant pendant des heures des émotions, des sensations personnelles ou étrangères.

© Claudine Mistral
Février 2015 – Mimet et Auriol