26 févr. 2017

Un petit tour à Sanary-sur-Mer


Le phare de Sanary-sur-Mer danas le Var protège le petit port provençal des colères de la mer Méditerranée et du Mistral 
 



Le petit port provençal de Sanary accueille toujours les fameux pointus, bateaux de peche traditionnels provençaux.

19 févr. 2017

Oiseaux en Provence

Pinson des arbres male au sol et femelle en vol

Accenteur mouchet

Rouge-gorge

 
Chardonneret


Accenteur mouchet

Fauvette femelle


Rouge-gorge


Pinson des arbres femelle

Chardonnerets

Chardonneret



Rouge-gorge en vol

Rouge-gorge

5 févr. 2017

Surprise (Texte)




« — Vous dansiez et bien riez maintenant…
Non, je ne vous cite pas un extrait d’une fable inconnue de Jean de La Fontaine. Il n’y a vraiment rien de comique dans ses textes ! Des vérités travesties et que seuls les initiés décodent et comprennent. De nos jours, ses textes sont étudiés dès le plus jeune âge, mais à son époque combien étaient ceux qu’il décrivait sans qu’ils ne le réalisent… Ce sont des textes sérieux en somme où la composition poétique est méthodique et précise.
Danser…dès votre plus jeune âge, le rythme peut vous emballer, démanger votre corps, endiabler vos jambes, vos bras… La musique envahit votre tête, s’empare de vos doigts, de vos pieds et la transe commence. Dans certaines sociétés, c’est un moment de communion, de réunion festive, d’échanges. Pour certains, c’est un moyen de communication, d’expression individuelle ou collective.
Rire… ce n’est pas aussi simple. L’émotion n’est pas toujours aussi spontanée. Le rire s’initie. L’humour noir, par exemple, n’est pas à la portée de tout un chacun, il requiert des références, une certaine logique. Rire demande donc de la compréhension parfois. Et puis, chez les adultes, le rire est souvent étriqué par les « bonnes manières ». Le clown, ou le pitre, est un être à part, un être doué. Il sait tirer les ficelles de nos lèvres, faire pétiller les étoiles de nos yeux, libérer cette émotion de bien-être.
Mais je ne vais pas vous faire l’article, le dictionnaire s’en charge pour moi.
Je vous invite donc maintenant à écrire un texte humoristique où le rire aura une place fondamentale.
Etonnez-moi ! »

Placée en haut de l’amphithéâtre, Manon regarde le professeur s’assoir à son bureau, laissant ses élèves face à cette difficile mission. Il est habillé d’un pull noir, d’un pantalon marron. Son long visage est pâle, sans attrait, ses cheveux courts noirs sont plaqués sur son crâne, comme d’habitude, coiffés au cordeau, pense-t-elle.
Elle le regarde de biais, cherchant l’inspiration. Le bois des bancs est durs et froid, alors elle a placé sa doudoune orange de telle manière que son corps est confortablement appuyé contre un radiateur. L’hiver est déjà bien installé, le givre recouvre les pelouses du parc Jourdan qu’elle traverse pour se rendre à l’université et la brume enveloppe la ville antique chaque matin.
Depuis le début de l’année, elle trouve ce professeur bizarre. Il arrive, le visage sans expression, dépose ses affaires sur le bureau, et commence à parler. Quel que soit le niveau sonore des étudiants, il parle, indifférent au bruit. Ils ont très vite compris qu’ils devaient s’asseoir et se taire car il n’écrit que peu d’informations sur le large tableau noir. Quelle idée de leur proposer aujourd’hui un tel sujet lorsque l’on est une personne si terne et insignifiante ! Toujours sérieux, elle ne l’a jamais vu sourire, même pas à la lecture des textes de Molière qu’il leur avait demandé de lire à plusieurs, face à leurs camarades dans ce grand amphithéâtre. Leur a-t-il proposé ce sujet dans le but d’engranger le maximum de rires par procuration une fois qu’il serait chez lui ? Peut-être pour se sortir d’une morose vie en solitaire ?
Il est assis maintenant, le dos courbé, attentif aux questions des étudiants qui viennent requérir son aide au bureau, à l’écoute de leurs difficultés. Cette promiscuité de la part d’un professeur de l’université l’a étonnée dés le début de l’année mais les étudiants apprécient et profitent de ce soutien.
Elle rompt le lien invisible et se met à écrire, traçant le portrait d’un personnage qui serait tout le contraire de cet homme. Grand, toujours droit, le regard fier et pétillant, la bouche en banane quelles que soient les situations, le verbe facile et si poétique, surtout face aux enfants. Chaque parole, chaque geste mettent son public en émoi. Les rires fusent, s’éparpillent et emplissent le chapiteau d’une folle gaieté, se répercutent de cœur en cœur tel un lien tangible, une chaine vivante, vivifiante.
Elle a écrit assez longuement et pour faire une courte pause, détendre ses doigts, relève la tête et remet ses longs cheveux noirs dans son dos d’un geste de la main.

Elle l’a vue ! Elle n’en croit pas ses yeux.
Elle regarde encore, pas vraiment certaine car elle est assez loin du bureau.
Oui, c’est bien une petite boule rouge.
Elle apparaît et disparaît à une vitesse hallucinante.
Elle regarde ses camarades. Personne ne semble avoir vu son manège.

Un sourire se dessine sur ses fines lèvres teintées de rose, un sourire d’étonnement d’abord qui peu à peu se transforme en un rire qui monte en elle, se faufile dans sa gorge et éclate, sonore, aux oreilles de tous les étudiants. Ils la regardent d’abord hébétés. Elle se lève et montre du doigt le professeur et son nez rouge. Tous les regards se portent alors sur l’homme.

D’abord timides et étonnés, des rires clairs, chauds, puis tonitruants se répandent enfin de gradins en gradins libérant une formidable énergie, un feu d’artifice de bien-être. Le pull noir arbore pour la première fois de l’année  un magnifique sourire. Un autre personnage se tient face aux étudiants, un homme qui irradie, qui communie avec son public, qui se dévoile sans mot.
Alors Manon attrape son écharpe et l’attache autour de sa tête, passe sa doudoune devant derrière et tire la langue à son voisin qui sourit. Un autre descend sur l’estrade et commence à raconter une blague à l’auditoire, deux autres avec des parapluies commencent un duel maladroit à la Star Wars sur un long pupitre.
L’amphithéâtre devient une immense scène de jeux, où sourires et rires se mêlent, se libèrent dans une formidable et tonitruante explosion de joie qui réchauffe le cœur des étudiants et leur laissera un indélébile souvenir universitaire.

Claudine Mistral - novembre 2016

2 févr. 2017

Un jour à la montagne en hiver


Percée du soleil sur la neige

La brume s'accroche aux sommets
 

Une rivière coule entre la glace...
 

Dans la lumière...